Photo © Ulf Andersen / Gamma

Jean-François Parot est issu d’une famille proche du cinéma (enfant, il se promène avec Jean Gabin, sa mère travaille pour Marcel Carné, son grand-père était monteur du Napoléon d’Abel Gance), après des études secondaires aux lycées Michelet et Henri-IV, il est licencié ès lettres, titulaire d’une maîtrise en histoire et diplômé d’études supérieures d’ethnologie, spécialiste des techniques de momification égyptiennes et des mythes des sociétés océaniennes, et du Paris du xviiie siècle. Il est l’auteur d’une étude publiée en microfiches (Hachette 1970) sur Les Structures sociales des quartiers de Grève, Saint-Avoye et Saint-Antoine entre 1780 et 1785, sous la direction de Roland Mousnier.

À l’issue de son service militaire, en coopération à Saint-Louis du Sénégal, Jean-François Parot expliquait s’être lancé en diplomatie « par hasard », sur le conseil du consul général auprès duquel il avait été affecté. Il a été vice-consul à Kinshasa (1974), consul général de France à Saigon (de 1982 à 1987) et à Athènes, conseiller d’ambassade à Doha, Khartoum, Djibouti, Ouagadougou, Sofia, ministre conseiller à Tunis et numéro 2 à l’ambassade de France, ainsi que conseiller au ministère de l’Industrie et sous-directeur du personnel du ministère des Affaires étrangères à Nantes. Entre 2002 et 2006, il était directeur adjoint de la Direction de la Coopération militaire et de défense. Il a été ambassadeur en République de Guinée-Bissau de 2006 à 2010, avant de prendre sa retraite.

Écrivain reconnu

Il est surtout connu pour être l’auteur de la série policière Nicolas Le Floch, parue aux éditions Jean-Claude Lattès et dans la collection « Grands Détectives » aux Éditions 10/18. C’est lorsqu’il était en poste à Sofia, que Jean François Parot eut l’idée du personnage de Nicolas Le Floch, policier du xviiie siècle, né à Guérande et commissaire au Châtelet. Chaque récit est inscrit dans une période politique précise dont les éléments se nouent harmonieusement aux méandres de l’action. Mélanges d’aventures, d’enquêtes policières et de reconstitutions historiques, ses ouvrages sont traduits en italien, espagnol, anglais, japonais, russe et bientôt en coréen. Ils sont actuellement l’objet d’une adaptation télévisuelle, la série Nicolas Le Floch par Hugues Pagan (dix épisodes tournés en 2013, deux en production).

Le principal attrait de ces romans réside dans la précision scrupuleuse apportée au tableau du Paris du xviiie siècle qu’il propose. Événements historiques et intrigue policière solidement construite y sont étroitement mêlés.

La série est traduite en anglais, espagnol, italien, japonais et russe.

Promotion des arts culinaires

Le héros de Jean-François Parot, Nicolas Le Floch, et ses amis sont de fins gourmets et le récit des aventures du commissaire est toujours accompagné de la description exacte de repas copieux et bien arrosés, description poussée jusqu’aux recettes d’époque.

Son sixième ouvrage, sorti en 2005, Le Sang des farines (prix de l’Académie de Bretagne 2006 et du Lion’s club 2007) est accompagné d’un supplément reprenant d’excellentes recettes, des gravures et de croustillants rapports de police, tous d’époque. Son huitième volume Le Noyé du grand canal paru en 2009 a obtenu le grand prix du roman de la ville de Rennes. Comme ambassadeur, il souligne le rôle de la gastronomie en diplomatie, la table de l’ambassade de France à Bissau passant pour la meilleure d’Afrique de l’Ouest.

Bibliographie audio

Le sang des farines (France Loisirs, 2006)
Lu par Catherine Cyler (épuisé)

L’honneur de Sartine (Audiolib, 2011)
Lu par François d’Aubigny
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L’enquête russe (Audiolib, 2012)
Lu par François d’Aubigny
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L’année du volcan (Audiolib, 2013)
Lu par François d’Aubigny
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La pyramide de glace (Audiolib, 2015)
Lu par François d’Aubigny
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